Le harcèlement scolaire: que faire si tu es un élève?


Que faire? A qui en parler?...si je suis auteur? ...si je suis victime?...si je suis témoin?

Ne pas garder cela pour soi...

Ne pas garder cela pour toi est la toute première chose à faire.

N’hésite pas à en parler :

  • à tes ami-e-s ;
  • à tes parents ou à un membre de ta famille ;
  • au (à la) délégué(e) de ta classe ;
  • à un adulte de l’école avec qui tu as de bons contacts (un éducateur ; un professeur ; le responsable de la discipline (proviseur) ; le directeur (préfet des études) ; les personnes référentes pour le harcèlement, si ton école a mis un dispositif en place,
  • au centre PMS de ton école,
  • au médiateur scolaire
  • à l’Aide en milieu ouvert (AMO) proche de chez toi. Pour trouver les coordonnées : http://www.aidealajeunesse.cfwb.be/index.php?id=329.
  • Écoute-Enfants 103: Tu peux téléphoner en tout anonymat au 103, le Service Écoute-Enfants. Ce numéro d'appel est gratuit et accessible tous les jours de 10h à 24h. Plus d'information : http://www.103ecoute.be/

De l'aide sur mesure: n’hésite pas à contacter le Comité des Élèves Francophones (CEF).

Le CEF est le syndicat des élèves. Ses principaux objectifs sont :

    1. agir sur les problèmes liés à l’enseignement ;
    2. renforcer le rôle des élèves dans leur école ;
    3. porter la voix des élèves ;
    4. ouvrir l’école à la société.


Pour plus d’informations, va voir sur http://www.lecef.org ou http://www.facebook.com/CEFasbl. Tu peux également les appeler au 02/414 15 11 ou envoyer un e-mail à cef.asbl@lecef.org

Les élèves du CEF se mobilisent contre le harcèlement à l'école. Ils ont tourné des vidéos comme outil de sensibilisation :

Vidéo d’une situation de harcèlement :
            http://www.lecef.org/nos-actions/campagne-harc%C3%A8lement/#video1

Même vidéo de harcèlement, mais avec deux enseignants qui voient la scène et qui n’agissent pas :
            http://www.lecef.org/nos-actions/campagne-harc%C3%A8lement/#video2

Même vidéo de harcèlement, mais avec deux groupes d’élèves qui voient la scène, qui n’agissent pas et qui filment même :
            http://www.lecef.org/nos-actions/campagne-harc%C3%A8lement/#video3

Que faire si je suis...

(ref: http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/que-faire)

Je suis auteur...

 ...et à l’école primaire

Il peut arriver que l’un de tes camarades t’agace beaucoup ou que tu ne l’aimes pas du tout. Il est possible que tu sois gêné par un élève qui te rend mal à l’aise. Si pour l’une de ces raisons, ou n’importe quelle autre raison, tu te moques de ce camarade de ta classe ou de ton école, tu lui donnes des noms méchants, le bouscules ou le tapes par exemple, si toi et tes amis refusez de travailler avec lui ou de manger avec lui à la cantine, vous risquez de le blesser profondément, même si vous avez l’impression de faire cela pour rire. Même si elles ne semblent pas graves, ces attaques répétées qui visent un élève sont du harcèlement. Le harcèlement n’est pas un jeu : c’est grave pour celle ou celui qui le subit. Si les insultes et les moqueries se poursuivent sur Internet et les réseaux sociaux, on parle alors de cyberharcèlement. Ce type de situation est inacceptable, car chaque enfant a le droit d’être respecté, quelles que soient ses différences ou sa personnalité.

En participant à du harcèlement, tu blesses ton camarade et tu pourras être mis en cause par les adultes autour de toi, car cela est contraire aux règles de vie à l’école. Tu risques d’être puni et tes parents seront prévenus. Cela peut aller jusqu’à informer la police ou la gendarmerie.

En plus, cela risque aussi de se retourner contre toi : tu pourrais à ton tour être isolé et critiqué et même harcelé par tes camarades en raison de ton attitude.
Que peux-tu faire si tu penses contribuer, parfois, à un phénomène de harcèlement ?

Il faut que tu en parles pour trouver de l’aide et des solutions. Tu as peut-être besoin de te confier sur ce que tu ressens, en général ou à l’égard de ton camarade. Tu as peut-être été toi-même victime de moqueries ou de mise à l’écart et tu en as souffert. Tu as peut-être aussi envie de trouver d’autres manières de réagir face à ce camarade devenu une cible.

Tu peux parler de tout cela :

- À un adulte de ton école que tu choisis : ta maîtresse ou ton maître, la personne qui surveille la cantine, l’animateur avec qui tu fais peut-être des activités le midi ou après la classe… Ils sont là pour t’écouter, t’aider à grandir et te protéger si besoin. Ils peuvent trouver des solutions pour t’aider à apaiser les relations avec ton camarade et à régler les conflits.
- À tes parents ou une personne de ta famille ou de ton entourage : ils pourront discuter avec toi de ce que tu ressens, mais aussi contacter l’école pour réfléchir ensemble à la situation.
- À tes amis qui prennent part aux moqueries et avec qui vous avez l’habitude de rire de votre camarade ou de lui faire du mal : ils sont peut-être aussi conscients de la situation et voudraient changer d’attitude. Peut-être aussi pouvez-vous décider ensemble de changer votre manière d’être avec cet élève?

Parler du harcèlement c’est agir pour que cela s’arrête. C’est aussi réfléchir sur soi-même et essayer de comprendre pourquoi on utilise parfois la violence et comment l’éviter.

...et à l'école secondaire

Il peut arriver que l’un de vos camarades vous agace profondément ou que vous ne l’aimiez pas du tout. Peut-être aussi êtes-vous gêné par un élève de votre établissement, qui vous rend mal à l’aise. Si pour l’une de ces raisons, ou toute autre raison, dans votre classe ou votre établissement, vous vous moquez de ce camarade, le brimez ou essayez de l’humilier, si vous et vos amis le mettez à l’écart du groupe, vous risquez de le blesser profondément, même si vous avez l’impression de faire tout cela pour rire. Quand un élève est la cible de multiples attaques, même si elles ne semblent pas graves, quand on en rit, on contribue à créer un phénomène de harcèlement. Si les insultes et les moqueries se poursuivent  sur Internet et les réseaux sociaux, on parle alors de cyberharcèlement. Le harcèlement n’est pas un jeu. Ses conséquences sont graves : baisse des résultats scolaires, perte de l’estime de soi, décrochage scolaire, mal-être, voire suicide. Ce type de situation est inacceptable, car chacun a le droit d’être respecté, quelles que soient ses différences ou sa personnalité.

En participant à un phénomène de harcèlement, vous blessez votre camarade et vous pourrez être mis en cause par les adultes de votre établissement, car cela est contraire aux règles du « vivre ensemble » qui existent dans tous les lieux de vie. Vous risquez d’être sanctionné et vos parents seront prévenus. Une plainte peut même être déposée auprès de la police ou de la gendarmerie.

De plus, ces comportements risquent de se retourner contre vous : votre attitude agressive et inadmissible pourrait devenir la cible de critiques de vos camarades et vous pourriez être isolé à votre tour, voire devenir victime de harcèlement.
Que pouvez-vous faire si vous pensez contribuer, parfois, à un phénomène de harcèlement ?

Il faut en parler pour trouver de l’aide et des solutions. Vous avez peut-être besoin de vous confier sur ce que vous ressentez, dans votre vie et à l’égard de cet élève. Vous avez peut-être vous-même été victime de moqueries ou de mise à l’écart et en avez souffert. Vous avez peut-être aussi envie de trouver d’autres manières de réagir face à ce camarade devenu une cible. Vous pouvez parler de tout cela :

- À un adulte de confiance de votre choix (parents, professeur, éducateur, psychologue au PMS de l'école, , direction, personnel infirmier,...). Parler de ce que vous ressentez et de votre malaise pourra permettre à l’adulte que vous aurez choisi de vous accompagner et de vous aider à trouver des solutions. Les adultes sont là pour chacun d’entre vous, victime, témoins, auteurs, pour vous écouter et vous aider à sortir de cette situation pesante qui n’est pas irréversible : on a toujours et tous à gagner à y mettre fin.
- À un camarade de confiance, ou à l’un de ceux qui contribuent aussi à la propagation du phénomène de harcèlement : à plusieurs, on trouve souvent des solutions et l’on prend parfois conscience que la situation que l’on a contribué à créer est grave.

Je suis victime...

...et à l’école primaire

Si, à l’école, tes camarades se moquent de toi, te volent ou abîment tes affaires, te donnent des surnoms méchants, rigolent quand tu participes en classe, te bousculent. Si tu te sens mis de côté, s’ils refusent de jouer ou de déjeuner avec toi. Si tout cela te blesse et tu ne sais pas comment faire pour que cela s’arrête.

Tu es victime de telles violences de façon répétée, cela s’appelle du harcèlement.

Aucun enfant, aucun élève ne doit subir cela, personne ne doit rester silencieux !
Que peux-tu faire pour être aidé ?

Il faut en parler pour trouver de l’aide et des solutions :

- À un adulte de ton école : ta maîtresse ou ton maître, la personne qui surveille la cantine, l’animateur avec qui tu fais peut-être des activités le midi ou après la classe. Ils peuvent t’écouter et t’aider.
- À tes parents ou une personne de ta famille ou de ton entourage : ils pourront contacter l’école.
- À un camarade de classe ou de l’école qui pourra en parler à un adulte.
- Ne reste pas seul face à ton problème. Tu dois savoir que les adultes doivent te protéger et t’aider

Parler du harcèlement c’est agir pour que cette violence contre toi s’arrête et qu’elle ne touche pas d’autres élèves ou peut-être toi-même une nouvelle fois.

Tu peux raconter, écrire ou dessiner ce qui s’est passé avec tous les détails dont tu te souviens (fais toi aider si nécessaire). Tu peux aussi noter la date, l’heure, les personnes présentes, la description des faits, leur répétition, ce que tu ressens, tes réactions face à cette situation, etc.
Ce que tu ne dois pas faire

Ne tente pas de résoudre le problème toi-même (ni avec des amis) par la violence.

...et à l'école secondaire

Si vous subissez des violences verbales, physiques et/ou morales de façon répétée (bousculades, vols, surnoms méchants, insultes, moqueries, rejets…), vous êtes victime de harcèlement.

Lorsque ces mêmes faits se déroulent sur les réseaux sociaux, par SMS ou par mail, on parle alors de cyberharcèlement.

Cette situation peut avoir des conséquences graves pour :

  •     votre scolarité (baisse des résultats scolaires, décrochage scolaire)
  •     votre santé (maux de ventre ou de tête, perte de l’estime de soi, profond mal être).


Aucun enfant, aucun élève ne doit subir cela, personne ne doit rester silencieux !

Comment être aidé quand on est harcelé?

Il faut en parler pour trouver de l’aide et des solutions :

- À un adulte de votre établissement en qui vous avez confiance (un professeur, éducateur, psychologue du centre PMS, la direction,...). Ils sont là pour vous écouter, vous aider et trouver des solutions.
- À vos parents ou un membre de votre famille ou de votre entourage: ils pourront vous conseiller et contacter l’établissement au besoin.
- À un élève de la classe ou de l’établissement : il pourra en parler avec un adulte de l’établissement pour vous aider.

Parler du harcèlement c’est agir pour faire cesser la violence que vous subissez c’est aussi agir pour que d’autres élèves ou vous-même, ne soient pas victime une autre fois.

Lorsque vous en parlez, il est important d’expliquer en détail la situation que vous subissez. Le meilleur moyen de ne rien oublier est d’écrire l’ensemble des faits même s’ils vous semblent mineurs.
Notez la date, l’heure, les personnes présentes, la description des faits, leur répétition, face à cette situation. Pensez aussi à conserver les preuves éventuelles du harcèlement subi, notamment sur les médias sociaux (capture d’écran…).

Ce que vous ne pouvez pas faire

Ne tentez pas de résoudre vous-même la situation et n’utilisez pas la violence, cela pourrait l’aggraver.

Je suis témoin

...et à l’école primaire

Si dans ta classe ou ton école, un de tes camarades est souvent moqué, appelé avec des noms méchants, bousculé, si les camarades refusent qu’il soit dans le groupe de travail ou ne veulent pas manger avec lui à la cantine, il est victime de harcèlement. Le harcèlement n’est pas un jeu : c’est grave pour celui qui le subit. S’il est victime de faits semblables sur Internet, on parle alors de cyberharcèlement.

Aucun enfant, aucun élève ne doit subir cela, personne ne doit rester silencieux !
Que peux-tu faire pour aider un élève harcelé ?

Il faut en parler pour trouver de l’aide et des solutions :

- À un adulte de ton école : ta maîtresse ou ton maître, la personne qui surveille la cantine, l’animateur avec qui tu fais peut-être des activités le midi ou après la classe. Ils sont là pour t’écouter, t’aider, te protéger, car tu peux avoir peur de parler. Ils peuvent trouver des solutions pour ton camarade mais aussi pour toi.
- À tes parents ou une personne de ta famille ou de ton entourage : ils pourront contacter l’école ou le référent harcèlement de l’académie.
- À tes amis qui pourront en parler à un adulte, si tu crains de le faire toi-même.

Parler du harcèlement c’est agir pour que la violence que ton camarade subit s’arrête.C’est aussi agir pour que d’autres camarades ou peut-être toi-même, ne soient aussi touchés par cette violence.

Tu peux raconter, écrire ou dessiner ce qui s’est passé avec tous les détails dont tu te souviens (fais-toi aider si c’est nécessaire). Tu peux noter la date, l’heure, les personnes présentes, la description des faits, leur répétition, ce que la victime a ressenti et comment elle a réagi.
Ce que tu ne dois pas faire

Ne tente pas de résoudre le problème toi-même (ni avec des amis) par la violence.

...et à l'école secondaire

Si dans votre établissement ou votre classe, l’un de vos camarades est régulièrement victime de bousculades, brimades, moqueries, agressions et qu’il est mis à l’écart du groupe, il est harcelé. S’il est victime de faits similaires sur Internet, on parle alors de cyberharcèlement. Vous devez avoir conscience que le harcèlement, pour la victime, peut avoir des conséquences graves (baisse des résultats scolaires, perte de l’estime de soi, décrochage scolaire, mal être).

Le harcèlement n’est pas un jeu : ne restez pas spectateur. En effet, les auteurs de ces faits cherchent souvent un public pour se sentir valorisés. Ne vous laissez pas entraîner malgré vous à participer à ce type de violence, notamment sur Internet ! Il ne faut ni envoyer ni transmettre des messages, des mails, des SMS ou des photos qui peuvent blesser. Imaginez comme il est violent de voir des photos ou des messages dégradants partagés sur les médias sociaux, à la vue de tous.
Que pouvez-vous faire pour aider un élève harcelé ?

Il faut en parler pour trouver de l’aide et des solutions :

- À un adulte de confiance (parents, professeur, psychologue du Centre PMS, éducateur, direction,...). Parler du harcèlement ce n’est pas « être une balance ». Au contraire, c’est assister une victime en danger pour que sa situation ne s’aggrave pas. Les adultes sont là pour vous écouter, aider la victime et apporter des solutions.
- À un camarade ou à un délégué de classe pour qu’ils en parlent à un adulte de l’établissement.
- Si vous avez des craintes, soyez conscients que les adultes doivent vous aider et vous protéger.

Parler du harcèlement c’est agir pour que cette situation ne touche pas, une autre fois, d’autres élèves ou peut-être vous-même.

Soyez le plus précis possible en décrivant les faits que vous avez constatés, la date, l’heure et les personnes présentes. Si vous voyez des messages blessants dirigés contre une autre personne, ne les détruisez pas. Signalez-les. Montrez-les à un adulte.
Ce que vous ne pouvez pas faire

Ne tente pas de résoudre le problème vous-même (ni avec des amis) par la violence.